À paraître

Il était là.
Immense.
Une étendue sans horizon, sans fin, sans relief — ou plutôt avec trop de reliefs, trop de mouvements, des configurations qui se formaient et se défaisaient dans une lenteur colossale, comme des pensées trop vastes pour le cerveau qui les produisait.
Bhatt s’arrêta au milieu de la passerelle.
Le plasme, en dessous, était autre chose. Il ne savait pas quoi.
Il ferma les yeux.
Le plasme ne s’en aperçut pas. Ou peut-être que si. On ne pouvait pas savoir.
Il rouvrit les yeux.
Le plasme était toujours là. Toujours le même. Toujours autre.
— Namaskar, murmura-t-il.
Vlad Skanda. Photographe et écrivain. Actuellement sur cette planète.